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NAD+ : aperçu de la recherche
Le NAD+ (nicotinamide adénine dinucléotide) est un coenzyme central dans le métabolisme de toutes les formes de vie, et non un peptide. Il transporte des électrons lors des réactions d’oxydoréduction et est consommé par des enzymes comme les sirtuines, les PARP et CD38. Il est étudié pour l’évolution de ses taux dans des modèles de vieillissement et pour l’effet de ses précurseurs, le NMN et le NR, sur le métabolisme du NAD+.1, 2, 4–6
Le mécanisme en bref
- Réactions d’oxydoréduction (NAD+/NADH)Transporte des électrons dans le métabolisme énergétique, en alternant entre une forme oxydée et une forme réduite.1, 2
- SirtuinesEnzymes consommatrices de NAD+ ; SIRT1 et SIRT3 ont été associées à des modifications mitochondriales liées à l’âge dans des études chez la souris.2–4
- PARPLes poly(ADP-ribose) polymérases utilisent le NAD+ et participent à la réparation de l’ADN.1, 2
- CD38Enzyme de dégradation du NAD+ décrite comme augmentant avec l’âge chez la souris et comme dégradant le précurseur NMN.1, 4
Les sirtuines, les PARP et CD38 utilisent toutes le NAD+ cellulaire, et une compétition entre PARP1 et SIRT1 pour le NAD+ a été décrite. La manière dont l’équilibre entre production et consommation de NAD+ évolue avec l’âge, et la question de savoir si le NMN et le NR le modifient chez l’humain, sont encore à l’étude.1, 4, 5
De quoi s’agit-il ?
Le NAD+ est un coenzyme, et non un peptide. C’est un dinucléotide indispensable au métabolisme de toutes les formes de vie. Il existe sous une forme oxydée (NAD+) et une forme réduite (NADH). Il participe aux réactions d’oxydoréduction du métabolisme énergétique.1, 2
Biosynthèse cellulaire
Les cellules produisent le NAD+ par plusieurs voies. Celles-ci comprennent la synthèse à partir du tryptophane et une voie de récupération qui recycle le nicotinamide. Le nicotinamide mononucléotide (NMN) et le nicotinamide riboside (NR) sont des intermédiaires de ce métabolisme. Le devenir du NMN et du NR semble dépendre de la distribution tissulaire, des enzymes de biosynthèse, des nucléotidases et des transporteurs. Ce point est encore à l’étude.1, 5
Mode d’action
Outre son rôle dans les réactions d’oxydoréduction, le NAD+ est un cosubstrat d’enzymes non redox, dont les sirtuines, les PARP et CD38. Ces enzymes consomment du NAD+ au cours de leur action. Par leur intermédiaire, la littérature associe le NAD+ au métabolisme, à la réparation de l’ADN, au remodelage de la chromatine, à la sénescence cellulaire et à la fonction des cellules immunitaires.1, 2
État de la recherche
Une grande partie des travaux mécanistiques sur le NAD+ et le vieillissement provient d’études sur cellules et chez le rongeur. Les études chez l’humain examinées dans les sources citées ont porté sur des précurseurs du NAD+, comme le NR et le NMN, et non sur le NAD+ lui-même.1, 3, 4, 6
Modèles de vieillissement
Une diminution des taux tissulaires et cellulaires de NAD+ avec l’âge a été rapportée chez plusieurs organismes, dont les rongeurs et l’humain. Chez la souris âgée, la baisse du NAD+ nucléaire a été associée à un état pseudo-hypoxique. Elle a également été associée à une perte des sous-unités respiratoires codées par le génome mitochondrial dans le muscle squelettique. Les auteurs ont rapporté que l’augmentation du NAD+ chez des souris âgées restaurait la fonction mitochondriale selon un mécanisme dépendant de SIRT1. Une autre étude chez la souris a rapporté que les taux et l’activité de CD38 augmentent avec l’âge. Selon cette étude, CD38 est nécessaire à la baisse du NAD liée à l’âge, et agit au moins en partie par l’intermédiaire de l’activité de SIRT3.1, 3, 4
Études sur les précurseurs
Le NMN et le NR ont été étudiés dans divers modèles précliniques de déclin associé à l’âge. La transposition de ces résultats à l’humain reste une question ouverte. Un essai croisé randomisé, en double aveugle et contrôlé contre placebo, mené chez des adultes sains d’âge moyen et âgés, a examiné la tolérance du NR et des marqueurs du métabolisme du NAD+.5, 6
La recherche publiée en bref
- Modèle animal
Baisse du NAD+ nucléaire, SIRT1 et fonction mitochondriale dans le muscle squelettique de souris âgées
- Modèle animal
Rôle de l’enzyme de dégradation du NAD+ CD38 et de SIRT3 dans la baisse du NAD liée à l’âge chez la souris
- Essai clinique
Tolérance du nicotinamide riboside et métabolisme du NAD+ chez des adultes sains d’âge moyen et âgés
- Revue
Biologie du NMN et du NR, intermédiaires du NAD+
- Revue
Métabolisme du NAD+ et ses rôles dans les processus cellulaires au cours du vieillissement
- Revue
Le NAD+ dans le vieillissement, le métabolisme et la neurodégénérescence, y compris les sirtuines et les PARP
Spécifications techniques
- Formule moléculaire
- C21H27N7O14P2
- Masse moléculaire
- 664 Da
- Numéro CAS
- 53-84-9
Références
- Covarrubias AJ, Perrone R, Grozio A, Verdin E. NAD+ metabolism and its roles in cellular processes during ageing. Nature Reviews Molecular Cell Biology (2021). doi:10.1038/s41580-020-00313-x
- Verdin E. NAD+ in aging, metabolism, and neurodegeneration. Science (2015). doi:10.1126/science.aac4854
- Gomes AP, Price NL, Ling AJ, et al. Declining NAD+ induces a pseudohypoxic state disrupting nuclear-mitochondrial communication during aging. Cell (2013). doi:10.1016/j.cell.2013.11.037
- Camacho-Pereira J, Tarragó MG, Chini CCS, et al. CD38 Dictates Age-Related NAD Decline and Mitochondrial Dysfunction through an SIRT3-Dependent Mechanism. Cell Metabolism (2016). doi:10.1016/j.cmet.2016.05.006
- Yoshino J, Baur JA, Imai SI. NAD+ Intermediates: The Biology and Therapeutic Potential of NMN and NR. Cell Metabolism (2018). doi:10.1016/j.cmet.2017.11.002
- Martens CR, Denman BA, Mazzo MR, et al. Chronic nicotinamide riboside supplementation is well-tolerated and elevates NAD+ in healthy middle-aged and older adults. Nature Communications (2018). doi:10.1038/s41467-018-03421-7
Synthèse de la littérature rédigée le 15 octobre 2026.




